Actualité

Pourquoi prendre part aux législatives ?

Les responsables de la montée des extrêmes – en clair les forces politiques hostiles à la démocratie représentative – sont ceux qui ont gouverné ces 30 dernières années.

Ils ont refusé de voir la dégradation de ce qui nous permet de faire société : chômage de masse durable, effondrement de notre système d’instruction publique, affaiblissement de la Justice (une des plus pauvres d’Europe), endettement public incontrôlé.

Ils ont aussi refusé de réformer notre organisation électorale. A refuser de reconnaître le vote blanc, on pousse les électeurs dans l’abstention ; A vouloir préserver la rente des partis où se construisent des carrières, on pousse les électeurs à vouloir renverser « le système »

Les 3 blocs qui se font face aujourd’hui sont inconciliables, et ils nous mènent collectivement dans l’impasse. Ils ont malheureusement pour points communs d’être tournés vers le passé et de ne concevoir le pouvoir que centralisé, jacobin. Nous pensons exactement le contraire.

Avec les groupes rassemblées pour les européennes, avec des partis politiques jeunes comme Volt ou Equinoxe, nous avons considéré que nous devions essayer d’offrir une alternative à ceux qui ne veulent pas être enfermés par ces 3 blocs. Près de 200 candidats en France, 5 à Lyon et Villeurbanne pour dire que les transformations profondes dont a besoin notre société devront se faire avec des modérés.

Les 10 premières propositions de notre campagne européenne

Nous communiquons les 10 premières propositions de notre projet pour l’Union Européenne

1/ Une Constitution européenne.
Un texte d’une vingtaine d’articlesclairs et lisibles, mettant en exergue et rappelant aux européens ce qui les unit. Le socle de principes et valeurs qui fondent l’Union Européenne et rassemblent les peuples qui vivent sur notre continentLes premiers articles permettent la coopération entre les territoires, définissent clairement les responsabilités de l’Union Européenne et des Etat et affirment le principe de subsidiarité. L’un des premiers articles devra consacrer la protection de la planète comme un objectif essentiel de l’Union européenne dans la continuité de la volonté de paix qui l’a fait naître. L’adoption de cette Constitution devra se faire par référendum le même jour dans tous les pays de l’Union Européenne. 
 
 
2/ Accélérela mise en oeuvre de la taxe carbone aux frontières, l’élargir aux produits alimentaires pour inciter à une harmonisation mondiale des pratiques agricoles, et aux produits ayant un impact négatif sur la biodiversité. Elle doit également cibler les délocalisations en prenant en compte, en toute circonstance, le trajet parcouru tant par le produit fini que par ses composants. (ci-après le calendrier actuel)
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3/ Réduire de 15% la consommation eau/matière/énergie d’ici 2030 par l’accompagnement et la promotion des gestes responsables et des innovations. 
4/ Engager l’Union Européenne dans la stratégie 100% recyclage : Afin de préserver notre environnement, notre organisation économique doit connaître des transformations importantes. Notamment, pour réduire nos prélèvements sur la planète et leur impact carbone. Il est alors essentiel de recycler tout ce que nous avons déjà prélevé. C’est un marqueur de l’économie circulaire que nous voulons

→ L’Europe se donne pour objectif de recycler 100% des déchets (2,2 milliards de t de déchets produits, moins de 40% recyclés, près de 10% enfouis) ; ce qui implique développement de l’industrie du recyclage en Europe et régulation des importations avec la règle « tout doit être recyclable » (à mettre en parallèle avec la taxe carbone aux frontières de l’UE)

5/ Proposer que le bilinguisme, dès l’école élémentaire, devienne un standard éducatif en Europe, ce qui permet aussi de reconnaître les langues régionales
6/ Un label européen pour le bien-être animal.
 
7/ Promouvoir la laïcité comme un principe de droit européen au-delà du principe de non discrimination, d’ores et déjà consacré.
8/ Protéger 30% de la surface terrestre et marine européenne, avec un plan de protection renforcée sur 10% du territoire. 
Interdire la pêche industrielle dans les aires marines protégées et adopter un régime différent pour les pêcheries artisanales dans ces mêmes zones. 
 
9/ Redéfinir un accord énergétique global qui met en priorité la sobriété et l’efficacité énergétique, le développement des EnR sans en exclure aucune, y  compris le gaz vert aujourd’hui mis à mal dans les orientations européennes, et l’énergie nucléaire dont nous avons besoin pour assurer un mix décarboné et la transition vers de nouveaux modèles
10/ Remplacer la Commission Européenne mais un « Gouvernement européen », issu de la majorité du Parlement Européen, sous contrôle du Parlement européen et du Conseil des Ministres européen

Campagne élection du Parlement européen – juin 2024

Le 8 février, nous participons à la conférence de presse de lancement de la liste « Ecologie positive et Territoires » à Paris – lien presse ici

Conscients de la difficulté à faire émerger une nouvelle proposition politique en France, nous avons travaillé depuis deux ans à réunir des formations politiques, de taille modeste, souvent locales pour bousculer les habitudes électorales.

Depuis 2014, et notre première campagne municipale à Lyon, nous sommes convaincus, qu’en plus d’avoir des idées pour améliore le quotidien (voir notre projet local), il faut aussi réformer notre système démocratique ; avec 3 axes forts

transparence
exemplarité
renouvellement
La publication récente par Le Monde de l’enquête de la plate-forme « Follow the money » est éclairante : 1/4 des parlementaires européens ne font pas preuve de la probité attendue. Seule la plus grande transparence peut améliorer la situation, y compris au niveau local, et restaurer la confiance nécessaire entre électeurs et représentants
L’exemplarité, ou plutôt l’absence d’exemplarité, est éclairée par les décisions récentes des Parlementaires de s’octroyer un bonus pour les frais de mandat, au nom de l’inflation. Alors que le déficit de l’Etat est finalement de 173Mds€ pour 2023. Le personnel politique ne semble pas voir l’importance de l’exemplarité que, nous, simples électeurs, attendons de lui.
Ce chiffre du déficit public éclaire aussi une forme d’incohérence dans le discours politique. Rappelez-vous les déclarations du Ministre du budget, voici moins d’un an, déclarant que le système de retraite courait à la faillite parce qu’un déficit de 13Mds€ menaçait. Le même Ministre qui avait préparé un budget déficitaire de 165Mds€, déficit finalement sous-estimé. La parole publique a du sens et de la porté, son incohérence nuit à la Démocratie
Enfin, et en lien avec les propos précédents, nous considérons que notre Démocratie n’a plus besoin d’élus « professionnels », mais de citoyens engagés, qui se renouvellent régulièrement. Encore faudrait-il pour cela que le mode de scrutin le permette et celui-ci est une véritable rente pour les élus en place. Ainsi du mode de scrutin pour les élections européennes, où la France a choisi de mettre une barre de représentativité à 5% alors que d’autres Etats européens l’ont placé à 1% ou 2%
Ce sont ces convictions que nous porterons dans la campagne européenne, aux côtés de la quinzaine de formation qui se sont réunies à ce jour pour porter cette liste.

Pas de retour aux jours d’avant

Un retour inévitable aux « jours d’avant ? »

La pandémie met en évidence la fragilité de notre organisation économique et sociale. La raison voudrait que l’on prépare « le jour d’après » pour l’améliorer ce qui est encore trop souvent considéré comme un « modèle », et sortir collectivement grandis de cette épreuve. La force  des habitudes, le besoin de revenir à la « normale », et le conservatisme politique pousseront dans un sens opposé. A l’aune de l’absence d’enseignements que nous avons collectivement tirée de l’éclatement de la bulle financière des subprimes en 2008, il est vraisemblable que nous revenions au « jour d’avant. » 

Pourtant, nous avons aussi la capacité d’enclencher localement, sans effroi ni esprit de revanche, les transformations nécessaires. Celles qui nous permettront de mieux vivre demain, et de retrouver la confiance nécessaire à ce que nous continuions à faire société. 

Un service public réorganisé: plus de gens sur le terrain, moins de gens dans les bureaux

La submersion dont a été victime le système hospitalier tient à la baisse des moyens humains et matériels dont l’hôpital public pâtit depuis des années. En parallèle du manque de soignants, cette pandémie met aussi en évidence l’accroissement de la structure administrative, de la bureaucratie dans le champs de la santé. Ne croyons pas naïvement qu’il s’agit d’un cas isolé. C’est le résultat d’un processus constant depuis vingt à trente ans, que nous pouvons aujourd’hui décider de stopper. 

Action sociale, propreté, éducation, sécurité, la bureaucratie s’est accrue quand les moyens de terrain se réduisaient. La Métropole expérimente, depuis une semaine, une simplification en reprenant notre proposition du cumul allocation RSA-revenus pour les plus précaires. Tant mieux, car il est temps de redonner du sens à l’action publique.

Une organisation économique refondée : Produire et recycler localement

La révolution de la production industrielle, annoncées depuis plusieurs années, et consistant notamment à produire localement, tarde à venir. Notre dépendance flagrante sur des produits sanitaires de première nécessité sera-t-elle le catalyseur pour accélérer le processus ? Au-delà de la technique (imprimante 3D) et de la technologie (réseau, robotisation), c’est aussi et certainement la volonté, et le choix de la commande publique qui sont questionnés. 

De la cantine scolaire au recyclage des déchets, nous pouvons choisir de faire localement. 

Le bio n’est pas l’enjeu dans les cantines, c’est le local. D’une façon générale, les pouvoirs publics doivent favoriser l’alimentation du territoire en circuits-courts. Il s’agit de montrer l’exemple (à la cantine), et d’organiser celui-ci avec les producteurs. Et ce circuit-court doit fonctionner aussi dans « l’autre sens », ce qui nous conduit à recycler, ici, 100% de nos déchets. 

La principale industrie sur laquelle la Métropole agit est celle du bâtiment et des travaux publics. Le prisme local devient le fil conducteur de notre action publique. Ainsi, construire sans sable devient une priorité, car celui-ci disparaît. Construction modulaire, construction bois, recyclage du béton et du verre peuvent et doivent devenir les leviers d’une nouvelle industrie locale. A l’identique pour les travaux publics, où il est nécessaire de développer des projets aujourd’hui embryonnaires tels que « plastic road ».

Avec cette ambition, notre proposition consistant à faire de la Ville de Lyon et de la Métropole les premières clientes des entreprises locales innovantes devient une approche simple et efficace d’impacter le développement économique local.  

Instruire et partager le savoir, l’ambition éducative de notre territoire

Le confinement nous a éclairé sur l’inégalité des chances qui mine l’Ecole de la République. Combien d’enfants déconnectés, sans support informatique suffisant, sans connexion ? Là encore, prenons cet éclairage comme un révélateur du manque d’ambition de notre société actuelle pour l’instruction et la transmission des savoirs.

Dès le plus jeune âge, avec un cycle 0-6 ans construit sur pour l’éveil des enfants en s’appuyant sur les progrès des neurosciences. Puis, un cadre scolaire élémentaire grandement amélioré avec, notamment, un péri-scolaire utile, destiné à offrir de la culture générale aux enfants. Enfin, un collège ouvert toute l’année pour créer un lieu dédié aux ados, bienveillants et porteurs de leurs projets. 

Mais l’instruction ne s’arrête pas à l’école, et nous entretenons le goût d’apprendre dans une nouvelle politique culturelle façonnée par la transmission du savoir et des connaissances, au plus près des habitants. 

Un développement massif du télé-travail

Les dernières réticences ont-elle été levées ? Il faut l’espérer. Afin de réduire les déplacements et de gagner en mobilité, nous pouvons à l’échelle de la Métropole faire du télé-travail un levier considérable pour la mobilité, la préservation de l’environnement, la qualité de vie et le rééquilibrage du territoire. Deux conditions pour cela : créer les lieux pour le pratiquer dans les meilleurs conditions possibles, montrer l’exemple avec les acteurs publics. 

La transparence au cœur de la gouvernance

La « fake news » est la scorie nécessaire de la liberté d’expression. Mais elle prospère surtout sur l’opacité et la dissimulation d’informations. A ne pas faire confiance à l’intelligence de leurs concitoyens, nos représentants s’égarent trop souvent dans le plan de communication, le raccourci et la dissimulation. Depuis longtemps, localement, le débat est inexistant, écrasé par l’opacité de la gouvernance locale (certains ajouteront, à raison, la faiblesse des oppositions politiques et des médias). La gouvernance nationale de la pandémie a éclairé, une nouvelle fois, l’inefficacité de cette absence de transparence.

Le renouvellement du personnel politique est une condition nécessaire, mais pas suffisante. Les données publiques devront être demain en libre accès, les nouveaux élus davantage responsables des services qu’ils dirigent,et les minorités politiques mieux outillées pour exercer le contrôle nécessaire.

  Beaucoup souhaiteront le « retour à la normale », certains le refuseront, parfois violemment. Et pour ne pas être pris, encore une fois, dans l’étau ordre public/revendications catégorielles, nous pouvons porter le message qu’un « autre jour d’après » est possible, ici, et maintenant.

Signature du pacte pour le logiciel libre

Denis Broliquier, candidat #PositivonsLyon à la Mairie de Lyon et Eric Lafond (notre candidat pour la métropole de Lyon) ont signé le pacte pour le logiciel libre de l’April. Régis Favier (LyonEst / Métropole) et l’ensemble de nos têtes de listes les rejoignent sur cet engagement.

L’association April a pour objectifs de :

  • Promouvoir le logiciel libre auprès du grand public, des professionnels, des associations et des pouvoirs publics ;
  • Sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux des standards ouverts et de l’interopérabilité ;
  • Obtenir des décisions politiques, juridiques et réglementaires favorables au développement du logiciel libre et aux communs informationnels ;
  • Défendre les droits des utilisateurs et des auteurs de logiciels libres;
  • Favoriser le partage du savoir et des connaissances.

Consulter le pacte pour le logiciel libre.

Il est important que nos élu.e.s et futurs élu.e.s soient informé.e.s et s’engagent pour que les logiciels libres et l’opensource soit un choix par défaut (ce qui n’est pas contraire au code des marchés publics) pour les écoles, les collèges et l’ensemble des services !

Retrouvez la liste des signataires sur le site Candidats.fr.